Et si gagner une course consistait à… perdre le moins de terrain possible ? À Saint-Jean-d’Angély, en Charente-Maritime, une poignée de sportifs vient d’inventer une discipline qui renverse tous les codes de l’athlétisme classique : le lentathlon. Dimanche 13 septembre, sur la piste d’athlétisme de la commune, 23 participants se sont affrontés autour d’une règle aussi simple que déroutante : parcourir la plus petite distance possible, sans jamais s’arrêter ni marcher.
Une course où il faut perdre pour gagner
Le principe du lentathlon tient en une phrase : courir le plus lentement possible tout en gardant, à chaque instant, l’image du coureur en mouvement. Concrètement, les participants doivent conserver une posture et une gestuelle de course — bras, jambes, foulée — sans jamais piétiner sur place ni traîner les pieds. Le vainqueur est celui qui parvient à couvrir la plus courte distance dans le temps imparti, un exercice d’équilibre et de contrôle musculaire bien plus exigeant qu’il n’y paraît. Lors de cette première édition, les deux meilleurs athlètes ont tout de même parcouru un peu plus de cinq mètres — un résultat jugé excessif par les organisateurs, preuve que l’art de la lenteur reste à perfectionner.
Autre singularité : un jury attribue aussi des notes artistiques, qui viennent compléter le critère de la distance parcourue. Le style, la régularité du geste et la maîtrise de l’équilibre entrent donc en ligne de compte, un peu comme dans une discipline mêlant performance sportive et exigence esthétique.
Un clin d’œil à la cagouille charentaise
Le lentathlon n’est pas né par hasard à Saint-Jean-d’Angély. L’épreuve s’inscrit dans la Fête de la Cagouille, un rendez-vous local qui célèbre l’escargot — surnommé « cagouille » en Charente — et l’éloge de la lenteur qui va avec. Le jour de la compétition, l’équipe française de course d’escargots était d’ailleurs présente aux côtés des coureurs humains, pour des démonstrations en parallèle. Un rapprochement assumé par les organisateurs, qui revendiquent une discipline pensée comme une première mondiale mêlant course humaine au ralenti et courses de gastéropodes.
Richard Étiévant, créateur et organisateur du lentathlon, est à l’origine du concept. Son ambition ne s’arrête pas à une manifestation locale : il espère développer la discipline dans d’autres villes et, à terme, créer une fédération dédiée. Une trajectoire qui n’est pas sans rappeler d’autres records du monde insolites nés d’une idée locale avant d’essaimer bien au-delà de leur région d’origine.
Un contrôle antidopage très second degré
Pour parfaire l’esprit parodique de l’épreuve, les organisateurs ont mis en place un faux contrôle antidopage, mené avec sérieux par une infirmière bénévole. Sa mission : questionner les concurrents sur d’éventuelles prises de médicaments susceptibles de « favoriser » la lenteur. « Si vous prenez par exemple du lexomil, de l’anxiolytique, bon effectivement ça vous favorise par rapport à quelqu’un qui ne prend rien », plaisante-t-elle, dans un clin d’œil assumé aux procédures des compétitions sportives sérieuses. Cette mise en scène rappelle, sur le mode de l’autodérision, d’autres épreuves françaises où l’humour prime sur la performance — à l’image du championnat de France du cri du cochon, autre institution du calendrier des curiosités hexagonales.
Une discipline qui compte bien durer
Malgré son ton résolument potache, le lentathlon soulève une question amusante : jusqu’où peut-on ralentir un geste tout en le gardant reconnaissable comme un mouvement de course ? Les organisateurs promettent déjà une deuxième édition à Saint-Jean-d’Angély, avec l’espoir de voir grossir le nombre de participants et d’essaimer vers d’autres communes séduites par ce concept aussi simple qu’inattendu. De quoi enrichir, une fois de plus, le riche répertoire des compétitions insolites qui font sourire la France chaque année.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le lentathlon ?
Le lentathlon est une discipline sportive insolite née à Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), qui consiste à courir le plus lentement possible tout en gardant un mouvement de course continu, sans marcher ni piétiner sur place. Le vainqueur est celui qui parcourt la plus petite distance.
Où et quand a eu lieu la première édition ?
La première édition s’est déroulée le dimanche 13 septembre 2026 sur la piste d’athlétisme de Saint-Jean-d’Angély, dans le cadre de la Fête de la Cagouille, et a réuni 23 participants.
Le lentathlon va-t-il être reconduit ?
Oui : son créateur, Richard Étiévant, souhaite organiser de nouvelles éditions et développer la discipline, avec l’ambition à terme de créer une fédération dédiée au lentathlon.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale









