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Commerce multiservice : le modèle qui sauve le dernier magasin des villages

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Devanture d'un commerce multiservice dans un village français

Un commerce sur trois a disparu des petites communes rurales ces dernières décennies. Face à ce constat, un modèle gagne du terrain dans les campagnes françaises : le commerce multiservice, un point de vente unique qui cumule plusieurs activités sous un même toit pour rester rentable là où un commerce spécialisé ne survivrait pas seul.

Un commerce, plusieurs services sous le même toit

Le principe du commerce multiservice consiste à adosser à une activité principale — épicerie, café, boulangerie ou bureau de tabac — une série de services annexes : presse, dépôt de pain, produits locaux, relais colis ou encore borne de retrait pour des démarches administratives simples. Selon la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), cette mutualisation permet à un même local de capter plusieurs sources de revenus complémentaires, condition souvent nécessaire à sa viabilité économique dans une commune de quelques centaines d’habitants.

La formule séduit d’autant plus que le nombre de communes sans aucun commerce a fortement augmenté ces dernières années : plus de 21 000 municipalités françaises n’ont aujourd’hui plus aucun service de proximité commercial sur leur territoire, selon les données recensées par les réseaux consulaires.

Un mouvement qui s’ajoute aux autres réponses de terrain

Le commerce multiservice n’est qu’une des réponses apportées à la désertification commerciale. Certaines communes misent plutôt sur des épiceries ambulantes qui tournent de village en village, quand d’autres profitent du regain de fréquentation des petites gares pour installer un point de vente sur les quais, comme le montre le développement des commerces de proximité en gare. Le réseau associatif « 1000 cafés », qui lance régulièrement de nouveaux appels à candidatures pour rouvrir un café-commerce dans un village, s’appuie d’ailleurs largement sur cette logique multiservice : bar, épicerie de dépannage, relais poste et point presse cohabitent dans un même établissement, tenu par un couple de gérants formé et accompagné par l’association.

Comment une commune peut lancer son propre commerce multiservice

L’Association des maires de France (AMF) a publié un guide pratique à destination des élus qui souhaitent monter un tel projet. Plusieurs montages juridiques sont possibles : gérance directe par la commune (régie municipale), gérant-mandataire rémunéré par la collectivité, ou reprise par un exploitant privé soutenu par une aide au démarrage dans le cadre d’une création d’entreprise locale. Le choix dépend surtout de la capacité de la commune à porter le risque financier et à trouver un porteur de projet motivé et disponible sur place.

Côté financement, les collectivités peuvent mobiliser plusieurs dispositifs cumulables : le fonds de soutien au commerce rural, des aides régionales à l’immobilier commercial, ou encore un accompagnement technique gratuit proposé par la CCI locale pour étudier la faisabilité du projet avant l’ouverture. Cet accompagnement porte notamment sur le choix des activités à cumuler, le calcul du seuil de rentabilité et le montage du plan de financement.

Chiffres clés

  • Plus de 21 000 communes françaises ne comptent plus aucun commerce sur leur territoire.
  • Un commerce multiservice cumule en moyenne 3 à 5 activités différentes (vente, presse, dépôt de pain, colis, petite restauration…).
  • Le réseau « 1000 cafés » ouvre régulièrement de nouveaux établissements chaque année, sur candidature des porteurs de projet.

Questions fréquentes

Un commerce multiservice coûte-t-il plus cher à monter qu’un commerce classique ?

Pas nécessairement à l’investissement de départ, mais l’aménagement doit anticiper plusieurs usages (point presse, relais colis, espace de restauration) dans un espace souvent réduit, ce qui demande un agencement plus travaillé qu’un commerce mono-activité.

Qui peut porter un projet de commerce multiservice en milieu rural ?

Aussi bien un porteur de projet privé qu’une commune elle-même, via une régie municipale ou un contrat de gérance-mandat, avec un accompagnement possible de la CCI locale ou de réseaux associatifs comme « 1000 cafés ».

Ce modèle fonctionne-t-il aussi bien en ville qu’à la campagne ?

Il est surtout pensé pour les zones à faible densité commerciale, là où un commerce spécialisé n’attirerait pas assez de clientèle pour être rentable seul ; en ville, les commerces restent en général spécialisés, la clientèle étant suffisante pour chaque activité prise séparément.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle